Le bénéfice net des activités poursuivies s’est ainsi inscrit à 116,4 millions de francs, en repli de 7,4%, a annoncé lundi le groupe établi à Zurich. Pour mémoire, Barry Callebaut a finalisé à fin novembre 2012 la vente de son usine française de Dijon dans le cadre de l’abandon des activités avec le grand public.
Cette cession, pour un euro symbolique, s’est soldée sur une perte unique de 66,8 millions de francs, imputée aux comptes de l’exercice 2011/12. Sur la période sous revue, achevée à fin février, le chiffre d’affaires des activités poursuivies s’est lui contracté de 2,4% à 2,39 milliards de francs, alors qu’en volume les ventes ont crû plus rapidement que le marché, soit de 7,8% à 745’256 tonnes.
Satisfait du résultat, le patron du groupe, Jürgen Steinemann a expliqué la diminution du chiffre d’affaires par la baisse des prix moyens des ingrédients du cacao (fèves, beurre et poudre de cacao). Quant au repli du bénéfice net des activités poursuivies, il résulte des coûts supplémentaires passés en raison de la forte croissance dans certaines régions et des contraintes de capacité qu’elle a entraîné.
Poids des investissements
Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a ainsi fondu de 2,4% à 173,8 millions de francs. Outre les baisses de prix, la performance a été affectée par les investissements opérés par le groupe dans l’expansion de ses capacités de production. Barry Callebaut construit actuellement quatre usines en Turquie, en Indonésie, au Chili et au Japon.
La performance opérationnelle a aussi subi l’impact des charges générées par l’acquisition des activités dans le cacao de la société singapourienne Petra Foods, annoncée à mi-décembre 2012. En bonne voie, la transaction, qui doit permettre à Barry Callebaut d’accroître ses ventes de près d’un tiers tout en dynamisant sa présence sur les marchés émergents, devrait être finalisée cet été, a ajouté M. Steinemann.
Dans le cadre du financement de cette opération, le groupe a annulé un crédit-relais, qu’il entend remplacer par l’émission de nouvelles actions pour 300 millions de francs et d’un emprunt obligataire de 600 millions. Une augmentation de capital sur laquelle les actionnaires se prononceront lors de l’assemblée générale extraordinaire du 22 avril. Inférieure aux attentes des analystes, la performance de Barry Callebaut a peiné à convaincre les investisseurs. A la Bourse suisse vers 13h30, le titre du groupe zurichois lâchait plus de 2% à 892,50 francs, dans un marché élargi en hausse de 0,62%. Poursuite de la croissance attendue
Sur le semestre sous revue, les volumes écoulés ont augmenté dans l’ensemble des régions et dans les trois secteurs d’activités du groupe, Food Manufacturers (produits pour les clients industriels), Cocoa Products (produits à base de cacao) ainsi que Gourmet & Specialties. En Europe, ils ont crû de 5,8%, malgré un environnement économique difficile dans le Sud du continent.
Dans les Amériques, les ventes ont bondi en volume de 13,6%, alors que la croissance s’est inscrite à 11,9% dans la région Asie/ Pacifique. Une progression des volumes qui devrait d’ailleurs demeurer robuste ces prochains mois, a estimé M. Steinemann, convaincu que le groupe atteindra ses objectifs à moyen terme.
Après avoir acquis en janvier l’entreprise suédoise ASM Foods, Barry Callebaut veut continuer à multiplier ses investissements, pour étendre son réseau de fabrication, ses structures et ses processus. Redoutant à terme une pénurie de cacao de qualité, l’entreprise zurichoise veut aussi investir afin d’assurer son approvisionnement, notamment en améliorant les conditions de vie des producteurs. (ats/Newsnet)
Créé: 08.04.2013, 14h27
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