«Nous nous comportons de façon non écologique parce que cela ne nous coûte rien. Pour changer cet état de fait, le prix de l'essence devrait grimper à cinq francs le litre», a déclaré le président de l'association patronale.
Ces propos marquent un virage brutal, les représentants d'Economiesuisse entretenant jusqu'à présent le flou à ce sujet, mais Rudolf Wehrli avait déjà indiqué en janvier à la Neue Luzerner Zeitung qu'il n'exigerait pas un prix minimum de l'essence afin de mieux financer tout le système.
«Le trafic routier doit assurer ses propres coûts», a-t-il encore indiqué, ce qui porterait dans les faits le prix de l'essence bien au-delà des cinq francs le litre.
Envolée des coûts
Des propos qui ont suscité la critique de Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union Suisse des Arts et Métiers (USAM). «Visiblement, le président d'Economiesuisse a succombé à la logique verte», rappelant que les transports en commun sont financés à plus de moitié par les pouvoirs publics, alors que le trafic routier assure ses propres coûts.
Et Hans-Ulrich Bigler d'agiter une explosion des prix pour les consommateurs avec un prix de l'essence à cinq francs. «Que ce soit le commerce de détail, la gastronomie ou de nombreuses autres branches, cela se traduirait pas une envolée des coûts qui se répercutera sur les clients.»
Douze francs le litre?
Le Conseil fédéral songe à une taxe sur l'énergie dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 et a a chargé le Département fédéral des Finances (DFF) d'Eveline Widmer-Schlumpf d'élaborer d'ici à 2014 un projet de rapport destiné à la consultation.
Toni Gunzinger, professeur à l'EPFZ, estime ainsi que le prix de l'essence pourrait grimper jusqu'à dix francs le litre afin de couvrir tous les coûts que le trafic routier génère. (Newsnet)
Créé: 10.04.2013, 11h39
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