Ces documents ont été signés lundi, en marge de la visite du président russe Vladimir Poutine à Amsterdam.
Ils comprennent un protocole d'accord établissant les principes d'une coopération «pour l'exploration et l'extraction des réserves d'hydrocarbures dans l'Arctique russe et en eau profonde à l'étranger», a détaillé Gazprom mardi dans un communiqué.
Pour l'heure, seuls les géants publics russes Rosneft et Gazprom détiennent des licences d'exploitation du plateau continental russe.
Rosneft a déjà conclu plusieurs alliances avec des groupes étrangers, dont l'américain ExxonMobil, pour exploiter les ressources énergétiques de l'Arctique russe, ce qui demande des ressources financières et technologiques colossales.
Mauvaise nouvelle pour l'environnement
Avant même la signature de l'accord entre Gazprom et Shell, l'ONG Greenpeace l'a qualifié de «mauvaise nouvelle pour l'environnement fragile de l'Arctique».
Gazprom Neft, la filiale pétrolière du groupe gazier russe, a en outre signé à Amsterdam un protocole d'accord prévoyant la création d'une société commune détenue à parité avec Shell afin d'exploiter le pétrole de schiste dans la région de Khanty-Mansiïsk .
Gazprom s'est toujours montré très sceptique face au développement de la production du gaz de schiste en Amérique du Nord, qu'il a comparé à plusieurs reprises à une bulle. Mais il s'est dit plusieurs fois intéressé par le pétrole de schiste.
Toujours en marge de la visite de Vladimir Poutine aux Pays-Bas, Gazprom et l'opérateur de réseau gazier néerlandais Gasunie ont annoncé leur intention d'étudier ensemble la possibilité d'étendre vers le Royaume-Uni le gazoduc Nord Stream, qui relie la Russie à l'UE via la mer Baltique. (ats/Newsnet)
Créé: 09.04.2013, 10h15
0 comments:
Post a Comment