Wednesday, April 3, 2013

Le cours du pétrole a connu sa plus forte chute depuis cinq mois

04.04.2013 07:58 Les marchés avaient pourtant flambé en mars, gagnés par l'euphorie des records en série des grands indices de Wall Street. [Simon Coste - Fotolia]Les marchés avaient pourtant flambé en mars, gagnés par l'euphorie des records en série des grands indices de Wall Street. [Simon Coste - Fotolia]
A New York comme à Londres, le prix du brut a enregistré mercredi sa baisse la plus marquée depuis le mois de novembre, en raison de la surabondance d'or noir et le spectre d'un ralentissement de la croissance mondiale.

Les prix du pétrole ont plongé de près de 3 dollars mercredi à New York comme à Londres, leur plus forte chute depuis novembre. ans un marché miné par la surabondance des stocks de brut aux Etats-Unis et la crainte de voir ralentir la demande mondiale.

A New York, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a chuté de 2,74 dollars à 94,45 dollars. Revenu à son niveau de fin février, le WTI a brutalement effacé ses gains du mois de mars, au cours d'une chute d'une ampleur plus vue novembre. Le brut avait alors glissé de 4,27 dollars.

Le mouvement de recul a été encore plus marqué à Londres où le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a plongé de 3,58 dollars à 107,11 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), tombant à des niveaux plus vus depuis le 2 décembre.

Changement d'humeur des courtiers

Ce plongeon soudain de l'or noir des deux côtés de l'Atlantique marque, pour les analystes, un changement d'humeur des courtiers qui avaient été gagnés en mars par l'optimisme des marchés boursiers et l'euphorie des records en série des grands indices de Wall Street.

L'annonce d'un chômage record en zone euro, des chiffres manufacturiers et d'activité économique décevants aux Etats-Unis, et surtout le choc d'une mauvaise nouvelle dans le secteur clef de l'emploi mercredi, avec les chiffres de l'emploi privé, ont créé les conditions de cette volte-face.

La fermeture prolongée de l'oléoduc américain Pegasus, à la suite d'une fuite survenue dans l'Arkansas (sud-est) vendredi, est encore venue renforcer ces derniers jours la nervosité des opérateurs.

ats/asch




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