En 2012, l'entreprise a pourtant fait mieux que limiter les dégâts malgré une contraction du trafic de 1,8%. Elle a certes réalisé un résultat d'exploitation moins élevé qu'attendu mais meilleur que l'an dernier. Son chiffre d'affaires a en outre progressé de 3%, à 440,18 millions de francs.
Paiement des services non rémunérés
Le paiement des services non rémunérés par la Confédération est la principale raison de ces chiffres positifs. La gestion stricte des coûts y a également contribué, selon Daniel Weder.
Skyguide a répercuté une partie des recettes supplémentaires sur ses clients sous la forme d'une réduction des redevances d'approches aux aéroports de Zurich et de Genève. Une autre partie a été utilisée pour réduire le déficit accumulé ces dernières années. Au final, le résultat global a baissé à 24,88 millions de francs l'an dernier contre 28,35 millions l'année précédente.
Point positif, les contrôleurs aériens helvétiques ont pu maintenir la ponctualité des vols «à un très haut niveau», selon leur employeur. 96,7% des vols sont partis ou arrivés à l'heure. Les mesures adoptées pour augmenter la capacité de l'espace aérien et pour résorber la pénurie du personnel ont porté leurs fruits.
Centre virtuel unique en 2016
Comme en 2011, la cherté du franc suisse a pesé lourd dans la balance. L'ex-régie fédérale perçoit une grande partie de ses recettes en euros alors que ses dépenses s'effectuent presque exclusivement en francs suisse. «L'évolution des deux années à venir va être décisive pour l'avenir de Skyguide», a déclaré Daniel Weder.
Pour y faire face, l'entreprise entend rester attentive aux coûts. Elle maintient son projet d'harmonisation des systèmes et de mise en commun des données de ses sites de Genève et Wangen en un «centre virtuel» d'ici 2016.
A long terme, Skyguide entend débrancher l'un des deux sites durant les horaires nocturnes. Les contrôleurs aériens de l'un des sites s'occuperaient alors aussi de l'espace aérien de l'autre et inversement.
Au niveau européen en revanche, le projet de création d'un bloc d'espace aérien d'Europe centrale (FABEC) avec l'Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas est bloqué. Les Etats concernés et leurs prestataires de navigation aérienne défendent des positions différentes sur la marche à suivre.
La France et l'Allemagne sont les partenaires les plus frileux. Les deux grands voisins craignent de voir leur influence diluée dans la collaboration, selon Daniel Weder qui a jeté l'éponge en février en tant que chef de projet. C'est désormais le Français Maurice George qui occupe cette fonction. (ats/Newsnet)
Créé: 03.04.2013, 17h43
0 comments:
Post a Comment