Du coup, le budget dédié a été dépassé et le département du personnel a enjoint les responsables de certains secteurs de retravailler les évaluations de leurs collaborateurs. Afin de réduire leur rémunération variable, comme l'explique le Tages-Anzeiger dans son édition de lundi.
Une consigne donnée en haut lieu
Le secteur Pharma Development, qui emploie près de 3500 personnes, dont plusieurs centaines à Bâle, est particulièrement touché. La direction a émis la consigne de réduire les bonus des équipes à leur minimum en leur attribuant des évaluations négatives.
Chez Novartis, tant la performance que le comportement et les valeurs sont pris en considération mais la direction de Pharma Development n'a pas eu le choix et elle a dû abaisser les bonus de ses employés au plus bas des échelles prévues pour chaque qualification.
Comme l'estime Brigitte Martig, représentante du personnel chez Novartis, une telle consigne n'aurait jamais dû voir le jour. «C'est complètement démotivant pour les employés concernés.»
Le système des bonus sous le feu des critiques
Le procédé a déjà été critiqué à l'interne mais nul chez Novartis ne se fait d'illusions, d'autant que les bonus ont été versés en février. C'est à la même époque que Daniel Vasella a reçu 72 millions de francs comme clause de non-concurrence.
Selon Brigitte Martig, la mesure touche environ 6% du personnel en Suisse. Pour le secteur Pharma Development, cela représente environ 200 personnes.
En fin de compte, c'est tout le système de rémunération variable de Novartis qui est critiqué, les échelles prévues étant considérées comme arbitraires. Ce sont surtout les barèmes Comportement et Valeurs qui se retrouvent sur la sellette. «Une telle évaluation est très subjective, elle est facilement utilisée pour réduire les bonus», déplore Brigitte Martig. (Newsnet)
Créé: 13.05.2013, 14h03
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