Unia et Domino's Pizza signent un accord «historique»
L’accord concerne tous les restaurants du groupe en Suisse - dix établissements situés à Genève, Lausanne, Neuchâtel, Bâle et Zurich - et comptant plus de 210 travailleurs. Il a été obtenu après plusieurs mois de négociations, a communiqué Unia jeudi.
Les signataires y reconnaissent explicitement la liberté de coalition, droit ancré dans la Constitution helvétique. Elle prévoit que les salariés actifs dans un syndicat ne doivent pas subir de discrimination. Cet accord, important pour la branche de l’hôtellerie-restauration, confirme l’accès du syndicat aux établissements.
Selon ce dernier, les secrétaires et délégués syndicaux ont le droit de rendre visite aux collaborateurs de Domino’s Pizza dans les locaux du personnel. Ils peuvent également les informer sur des thèmes actuels.
Visites admises
Les collaborateurs, de leur côté, peuvent inviter les secrétaires syndicaux à des réunions sur leur lieu de travail. Les secrétaires syndicaux s’engagent à ne pas déranger les activités et la clientèle de l’établissement durant les visites de l’entreprise. A l’avenir, le syndicat Unia disposera d’un panneau d’affichage sur tous les sites de Domino’s Pizza. Ceux-ci doivent être installés à un endroit fréquenté par les salariés afin qu’ils aient un accès simple aux informations.
Les responsables d’Unia et de Domino’s Pizza vont se rencontrer au moins une fois par année. Ils poursuivront leur dialogue sur des questions actuelles et la mise en oeuvre de l’accord. CCT remise en question
Il y a quelques années, Domino’s Pizza avait remis en question la CCT de l’hôtellerie-restauration devant plusieurs instances judiciaires, a expliqué Mauro Moretto, responsable national pour l’hôtellerie-restauration Unia. Au final, le Tribunal fédéral a estimé que ce type d’activités est clairement soumis à la CCT.
L’an dernier, une nouvelle direction a été mise en place, avec laquelle Unia a pu engager un dialogue constructif. «Nous avons traduit au quotidien dans notre accord ce que prévoit l’article de la Constitution», a relevé le responsable. Unia espère que d’autres établissements du secteur s’en inspireront. «Car la CCT est parfois remise en question par certains, parfois son existence est même ignorée», a déploré Mauro Morreto. (ats/Newsnet)
Créé: 17.07.2013, 16h37
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