Ce repli intervient alors que la BNS a publié peu auparavant un résumé du discours de son président, Thomas Jordan, qui s'est exprimé la veille à Francfort. Il y évoquait les taux négatifs comme une «adaptation qui fait partie des possibilités lorsque cela devient nécessaire». Il a également indiqué que les craintes de «guerre des monnaies» étaient exagérées.
Les investisseurs retrouvent le goût du risque
Thomas Flury, expert devises chez UBS, doute que ce soit la seule explication à l'évolution du franc. «Il n'a rien dit qui ne soit déjà connu», a-t-il indiqué à Tagesanzeiger.ch/Newsnet
L'expert d'UBS y voit des raisons techniques. «Certains participants avaient ce seuil de 1,26 franc pour un euro dans leur viseur et lorsqu'il a été atteint, cela a déclenché de nouveaux ordres.»
Ce repli ne fait que renforcer l'impression sur les marchés que le franc perd de son aura de valeur refuge, la devise helvétique n'étant pas remontée au-delà de 1,218 depuis un mois. «Les investisseurs sont à nouveau prêts à prendre des risques, reléguant au second plan des valeurs comme le franc suisses», avait expliqué Ursina Kubli, analyste devises à la banque Sarasin.
La BCE a déjà abaissé son taux directeur
Mardi soir, le FMI avait estimé que le taux de change plancher avait contribué à sauvegarder la stabilité de l'économie dans les périodes turbulences, malgré des interventions massives sur les marchés des devises. Le FMI a souligné que ce taux plancher doit rester en vigueur pour l'instant dans la mesure où les menaces d'afflux de capitaux restent présentes.
La BNS, qui a laissé ses taux inchangés en mars, ne devrait pas relever sa politique monétaire de si tôt alors que la Banque Centrale Européenne (BCE ) a abaissé au début mai son principal taux directeur à 0,5%, un nouveau plus bas historique. (Newsnet)
Créé: 22.05.2013, 15h16
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