Les juges s'intéressent à la décision d'un tribunal arbitral privé, constitué avec le feu vert du pouvoir politique, d'octroyer, en 2008, 403 millions d'euros à Bernard Tapie en règlement de son litige né de la vente en 1993 de l'équipementier sportif Adidas, qu'il avait acquis trois ans plus tôt.
Les magistrats soupçonnent que cet arbitrage a été biaisé à son profit. Ils veulent savoir comment Bernard Tapie a plaidé sa cause auprès de l'Elysée, alors que Nicolas Sarkozy était président de la République, et au ministère de l'Economie alors dirigé par Christine Lagarde.
Ils s'intéressent également de près à ses liens avec les arbitres choisis d'un commun accord entre ses avocats et les pouvoirs publics.
Trois inculpations et deux gardes à vue
Trois personnes ont déjà été mises en examen (inculpées) pour «escroquerie en bande organisée»: Stéphane Richard, le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, l'ancien patron du Consortium de réalisation (CDR, chargé de gérer l'héritage du Crédit Lyonnais) Jean-François Rocchi, et l'un des juges arbitraux, Pierre Estoup.
Deux autres sont également en garde à vue: l'avocat de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, et Jean Bruneau, ancien président de l'association des petits porteurs de BTF (Bernard Tapie Finances). (ats/Newsnet)
Créé: 27.06.2013, 12h50
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