Thursday, June 27, 2013

Les bénéfices des grosses banques ont chuté en 2012

Les profits des grosses banques européennes ont chuté de près d'un tiers en 2012, en raison d'éléments exceptionnels tels une lourde facture liée à des scandales, comme l'affaire du Libor, et des dépréciations d'actifs. Les profits des quinze plus grands établissements européens se sont élevés à 41 milliards d'euros (50 milliards de francs), contre 61 milliards d'euros en 2011 (-29%). Ils ont même été divisés par deux comparé à 2010 (84 milliards), précise ce document.

Ils ont été rognés par des éléments exceptionnels, explique le cabinet d'études. Les grandes banques du Vieux Continent ont notamment payé au prix fort leur implication dans différents scandales. L'ardoise s'élève à 20,5 milliards d'euros, selon les calculs de KPMG, en raison d'un grand afflux de demandes d'indemnisation.

L'affaire du Libor et de l'Euribor, qui a éclaté mi-2012 avec la mise en cause de la banque britannique Barclays, (BARC 3.345 -2.19%) avant de s'étendre à de nombreux établissements à travers le monde, dont UBS, (UBSN 16.22 0.62%) s'avère être la plus dommageable.

Barclays (360 millions d'euros), Royal Bank of Scotland (600 millions de dollars) et UBS (1,5 milliard de dollars) ont payé le prix fort.

Lourdes amendes

Les grandes banques européennes ont aussi souffert de l'affaire des ventes forcées et abusives de produits d'assurance crédit (PPI) au Royaume-Uni. Elles ont également dû payer de lourdes amendes, à l'instar de la britannique HSBC (1,92 milliard de dollars d'amende), pour mettre fin à des poursuites aux Etats-Unis contre des accusations de blanchiment d'argent au profit des trafiquants, de terroristes et de l'Iran.

Autre élément négatif: les gros établissements financiers européens ont dû passer des dépréciations d'actifs liés à des titres de participation et d'écarts d'acquisition, des cessions de filiales et d'actifs non stratégiques.

«Si les banques ont poursuivi leur stratégie de transformation en 2012, elles restent contraintes par le poids des nombreux litiges issus de leurs comportements passés», a commenté Marie-Christine Jolys, associée chez KPMG et responsable du département Réglementaire Banque, citée dans le communiqué.

Poids du passé

Toutefois, fait-elle remarquer, la progression des résultats observée sur le premier trimestre 2013 laisse à penser que les banques commencent à mettre le poids de ce passé derrière elles, pour se concentrer sur la mise en oeuvre de nouveaux plans stratégiques.

Pour anticiper le renforcement des exigences en termes de capital et de liquidité -Bâle III - les banques ont augmenté leurs fonds propres d'environ 230 milliards d'euros depuis 2009, affichant désormais des niveaux au-dessus des minima requis.

L'étude concerne les britanniques Barclays, Lloyds Banking Group, HSBC, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered; les françaises BNP Paribas et Société Générale; les espagnoles Santander et BBVA; les allemandes Deutsche Bank et Commerzbank; la suisse UBS; l'italienne Unicredit; la néerlandaise ING et la suédoise Nordea. Elle est fondée essentiellement sur leurs rapports annuels. (ats/Newsnet)

Créé: 27.06.2013, 14h02

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